Quand l’âge devient un indice de culpabilité 14.04.20

« Je croise une voisine âgée d’une septantaine d’années et la salue. Je lui demande si elle prend l’air et profite du soleil. Elle me répond un peu stressée « ah non non je sors pas moi, j’ai juste rendez-vous chez le médecin, sinon je sors pas du tout, c’est mes enfants qui me font les courses ».  J’ai l’impression qu’elle a besoin de justifier le fait qu’elle est dehors alors que moi je ne vois aucun mal à faire une promenade. »


« Depuis le début du semi-confinement, mes grands-parents aimeraient sortir faire des balades et profiter du soleil. Ils ont besoin de prendre l’air et de maintenir leur santé. Mon grand-père m’a dit qu’il avait peur de sortir à cause du jugement des autres. »

Étudiant-e-s de l’Université de Lausanne